La cohérence dans notre rapport au cheval

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La cohérence est une qualité indispensable pour qui veut entrer en relation avec les chevaux, et se faire comprendre d’eux. C’est une notion de base sur laquelle va reposer la création du lien de confiance, que pourront se construire les apprentissages, et grâce à laquelle le cheval pourra devenir et rester agréable sous la selle.
 

Dedans/Dehors : la cohérence émotionnelle

Face aux chevaux, il nous est souvent conseillé – vestiges de l’équitation militaire – de “laisser nos émotions à la porte de l’écurie”, de cacher notre peur, ou encore de ne pas manifester d’états d’âme en leur présence.
C’est oublier la finesse qu’ont les chevaux, dont le langage est principalement non verbal, pour lire en nous comme dans un livre ouvert, et discerner les incohérence entre les méta-signaux du langage corporel et le calme apparent de la personne qui dissimule ses émotions.
 
Cette incongruence met les chevaux mal à l’aise et peut engendrer chez certains des réactions étonnantes. C’est cette particularité qu’exploitent certains thérapeutes qui travaillent avec le cheval pour révéler les émotions consciente ou inconscientes en coaching et en développement personnel.
 
Un lien de confiance se construit sur l’écoute et la sincérité. S’écouter soi même pour conscientiser ses émotions et les identifier sans les juger est aussi primordial que l’écoute de l’autre, ses ressentis et états émotionnels. 
 
Il arrive que les émotions que nous croyons ressentir ne soient que le reflet de celles renvoyées par les éléments extérieurs : le cheval, individu à part entière avec ses émotions propres, l’enseignant, le contexte extérieur. Identifier ce qui nous appartient et ce qui nous est extérieur permet de se recentrer, et ainsi d’être plus apte à la communication.
 

Cohérence et apprentissage

Nos chevaux domestiques vivent dans un monde d’humains, pensé par et pour eux.
Même un cheval qui ne travaille pas est soumis à certaines contraintes, et les comportements appropriés nécessitent un apprentissage.
 
C’est sur la fiabilité de nos réponses à ses questions que le cheval jugera l’humain comme digne de confiance et d’intérêt ou non.
En phase d’apprentissage, la réponse à un comportement donnée, que ce soit pour l’encourager ou le faire taire, devra être rigoureusement la même à chaque fois.
 
Pour illustrer prenons l’exemple du cheval qui arrache la longe pour broûter.
Si on décide que ce comportement est indésirable, il faudra se comporter en conséquence chaque fois que le cheval en fera la proposition.
Le jour ou par distraction, un coup de téléphone, une discussion avec une autre personne, on lui autorisera, sans même parfois s’en rendre compte, ce qui d’habitude est interdit, on perdra en crédibilité, et le cheval retentera à coup sûr, puisque la dernière fois c’était permis.
 
A nous d’être aussi exigeants avec nous même que nous sommes exigeants avec eux.
 

Cohérence et équitation

La pratique équestre demande une grande cohérence motrice, c’est pourquoi l’apprentissage de l’équitation commence par l’école des aides.
 
Le cavalier apprendra à utiliser chaque partie de son corps de façon séparée, c’est l’indépendance des aides, ainsi qu’à les utiliser de façon claire et non contrariée : l’accord des aides. 
Le principe Bauchériste de mains sans jambes et jambes sans mains, qui veut que jamais les aides ne soient antagonistes, permet de s’adresser aux chevaux de façon distincte et lisible, et d’éviter ainsi de nombreuses résistances et défenses liée à l’incompréhension.
 
Enfin, plus le cavalier progressera plus il sera à même d’agir de façon dissociée, par exemple en se projetant dans l’abord de la figure ou de l’obstacle suivant tout en réglant dans le temps présent la vitesse, l’équilibre, la rectitude de sa monture.

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