La position du cavalier : le dos, cet axe majeur.

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Pièce maîtresse du corps humain, assurant sa verticalité, le dos du cavalier a une importance capitale dans la pratique équestre ou il est fortement sollicité.

Bien employé, il est un des principaux moyens de communication avec le cheval, et une des clefs d’une équitation harmonieuse.

Anatomie et fonctionnement.

dos vertèbres cavalierBon nombre de personnes n’ont pas ou peu conscience de leur dos. Placé à l’arrière du corps, en l’absence de douleur on ne le perçoit pas, sa stabilité se faisant de façon inconsciente.

La colonne vertébrale prend sa source dans le bassin et termine à l’arrière du crâne, en un point situé entre les deux oreilles.

Elle est composée de petits os placés les uns au dessus des autres et séparés par des disques, les vertèbres. Divisée en trois parties, cervicales, thoraciques et lombaires, elle a la forme d’un S : cette disposition lui permet de mieux absorber les chocs que si elle était construite d’un seul bloc.

Ces trois parties ne possèdent pas la même mobilité : la partie cervicale est la plus mobile, elle peut aller vers l’avant, l’arrière, le haut, le bas, et effectuer des rotations de droite à gauche.

La partie thoracique est limitée par les côtes, mais a une bonne capacité de rotation.

La partie lombaire ne peut quasiment pas effectuer de rotations, et peut difficilement se plier latéralement, mais se plie bien vers l’avant et vers l’arrière.

Ces mouvements sont rendus possibles par un système complexe de muscles et de ligaments disposés en une structure diagonale assurant la stabilité de l’ensemble. Les couches les plus profondes sont des muscles courts qui assurent la stabilité et le soutien de la colonne ; les plus longs et les plus superficiels servent aux mouvements visibles.

Trouver sa verticalité.

trouver sa verticalité cavalierA cheval, le cavalier doit être en équilibre, quelque soit la situation, il en va de sa sécurité et de son efficacité.

Cet équilibre est assuré par l’alignement des différentes parties de son corps les unes au dessus des autres.

Comme dans la pratique équestre le cheval est la plupart du temps en mouvement, envoyant le corps du cavalier dans différentes directions par la vitesse, les ondulations et le rebond de son propre corps, cet alignement doit être ajusté à chaque instant.

La posture du cavalier va varier selon la discipline pratiquée et l’équilibre du cheval, mais cet alignement se retrouve dans tous les cas. Lorsque le cavalier est assis dans sa selle une même ligne doit traverser la tête, les épaules, le bassin et les pieds. Lorsque celui-ci est en “suspension”, la ligne traverse seulement ses pieds et son centre, les hanches passant derrière cette ligne et les épaules devant.

Le dos du cavalier doit être droit, c’est à dire qu’il doit se tenir pour lutter contre la gravité, en respectant ses courbures naturelles, propres à chaque individu.

Cette rectitude est rendue possible par le bon positionnement du bassin et des jambes, et par la juste tonicité des muscles profonds.

Notre rythme de vie sédentaire, les heures passées appuyés sur le dossier d’une chaise ou pliés en deux sur nos ordinateurs, mais aussi le poids de nos émotions “négatives”, installent avec le temps des attitudes nuisibles pour le corps, qui le déséquilibrent.

Certaines parties du dos vont être trop relâchées quand d’autres vont trop travailler. Par manque de tonicité de certains muscles posturaux, lorsque le cavalier veut se tenir droit il va contracter ses muscles superficiels, muscles du mouvement, et ainsi se contracter et se fatiguer car ces muscles sont peu endurants.

Retrouver son axe.

dos cavalierImaginons un fil de fer qui parcoure le dos, alignant ainsi la tête, le cou et le dos. Pour être vertical, il doit être maintenu de façon équilibrée entre l’arrière et l’avant, et entre la droite et la gauche. Les tensions dans les lombaires d’une trop importante cambrure du rein va de paire avec une ceinture abdominale trop relâchée. Les épaules fermées, des cervicales trop avancées indiquent un manque de tonicité au niveau scapulaire, etc.

Prendre conscience de ces déséquilibres est déjà un premier pas vers le changement. Nous nous tenons à cheval comme nous nous tenons dans la vie de tous les jours. C’est en travaillant sur nous à pied, au quotidien, que nous allons pouvoir durablement modifier notre posture. Dans notre société ou le mental est privilégié, beaucoup d’entre nous sommes coupés de notre corps. Se réapproprier sa conscience corporelle est la première étape pour ensuite pouvoir modifier ses habitudes.

 

 

Amorcer le changement 

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Un regard extérieur est  indispensable pour entamer des modifications dans notre manière de nous tenir. En effet, pour notre cerveau, la direction que nous donnons à notre corps habituellement est la verticalité. La réalité est bien souvent différente, et remettre le cavalier dans son axe va tout d’abord le mettre dans l’inconfort puisqu’il va se retrouver déséquilibré par rapport à l’image que son cerveau a enregistré comme étant sa verticalité.

Des exercices ciblés, au sol, debout, allongé, sur un ballon, puis sur le cheval, permettent au cavalier de relâcher les zones contractées, acquérir une meilleure conscience corporelle et une meilleure coordination, donc un meilleur emploi des aides, retrouver son axe vertical en donnant les justes directions au corps et solliciter les muscles profonds en les conscientisant par des images mentales.

Des professionnels tels que kinés, ostéopathes, praticiens Alexander ou autre méthode de travail postural, sophrologues, peuvent nous aider dans notre démarche. La pratique régulière d’une activité complémentaire comme le yoga, les arts martiaux dans leurs ensemble, les Pilates, technique de renforcement musculaire des muscles profonds, ou la natation est vivement conseillée.

La respiration

respiration cavalier

Une bonne respiration, impliquant le ventre et le thorax et non seulement située au niveau thoracique, va aider le cavalier à se grandir. Le dos va naturellement s’ériger à l’inspiration, à l’expiration il doit chercher à envoyer son souffle dans ses pieds en conservant une attitude grandie.

L’ouverture des épaules sur un dos grandi et élargi, les omoplates vers le bas, va permettre aux côtes de s’écarter pour laisser passer pour laisser passer cette respiration profonde.

Les cervicales doivent suivre ce grandissement avec la sensation que le cou est libre, portant la tête en équilibre. Un regard global, ou “panoramique”, aidera le cavalier à garder sa tête dans l’axe.

 

Conclusion

Changer ses habitudes corporelles pour mieux monter à cheval, voilà une motivation concrète, qui rend tout le monde gagnant : le cheval, qui va trouver plus de faciliter à nous porter, et à comprendre et répondre à nos demandes, sans compter que travailler sur notre dos va contribuer à préserver le sien.

Et nous même, car être bien dans son corps c’est être bien dans sa vie, se tenir droit, bien respirer, c’est d’avantage que notre squelette qui est impliqué, mais l’intégralité de nos organes vitaux et par là même nos émotions, et pourquoi pas le regard que nous portons sur nous même, et donc sur les autres. Travailler sur soi, c’est ouvrir des portes…

 

Credit photo : Les chevaux de Ciezalel

Comments

  1. madoz jean pierre on 18 juin 2016 at 7 h 08 min said:

    i

    insister plus sur la hauteur du regard, la tonicité de la ceinture abdominale (gainage), penser à avancer son nombril…
    faire des exercices d’échauffement à cheval, descendre les jambes etc…

  2. tTrès instructif !

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